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#JeSuisUneSaleConne : la riposte féministe qui bouscule Brigitte Macron

  • formationmmc
  • 16 déc. 2025
  • 2 min de lecture
Brigitte Macron et l'humoriste Ary Abittan
Brigitte Macron et l'humoriste Ary Abittan

Les commentaires de Brigitte Macron, qui a qualifié de "sales connes" les militantes féministes ayant perturbé la performance d’Ary Abittan, provoquent des débats en France et dans le monde. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #JeSuisUneSaleConne, qui soutient les personnes ayant subi des violences sexuelles, gagne en popularité. Des réactions politiques ont immédiatement suivi, avec un concept appelé le "retournement du stigmate". 


La vidéo controversée, publiée par le média Public ce lundi 8 décembre et supprimée peu de temps après, montre Brigitte Macron soutenant Ary Abittan en coulisses , juste avant le début de son spectacle. Elle déclare : “S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors”, puis elle ajoute : “Surtout des bandits masqués. ” 


Cette insulte fait référence aux quatre militantes du groupe féministe NousToutes portant des masques avec le visage de l’acteur et l’inscription “violeur” qui, la veille, aux Folies-Bergères, ont interrompu le spectacle de comédie en criant “Abittan violeur”. 

En 2021, l’acteur a été accusé de viol par une femme qu’il connaissait depuis quelques semaines. Après trois ans et demi de procédures judiciaires, il a été exonéré, confirmation faite en appel en janvier 2025. Nombreux sont ceux qui jugent que l'affaire Abittan n'aurait jamais dû faire l'objet d'un non-lieu et que les preuves existent et sont accablantes.


Suite aux propos de Brigitte Macron, le hashtag #JeSuisUneSaleConne a été lancé sur les réseaux sociaux en signe de solidarité féministe envers les victimes de violences sexuelles et grandement repris notamment par des célébrités telles que Marion Cotillard, Clara Luciani, Lio et Angèle. Ce que font ces femmes représente un retournement du stigmate : "Tu me traites d’insulte, je l’accepte, et j’en fais une fierté. " 


Les mots de la première dame divisent : les uns la défendent, comme la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, tandis que d'autres la jugent plus sévèrement, comme Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. 

Plusieurs manifestations ont eu lieu en fin de semaine. Le collectif féministe montpelliérain “Tricoteuses hystériques” a annoncé qu'il déposera plainte contre la Première dame de France, lundi 15 décembre 2025. Beaucoup exigent d'elle des excuses publiques ainsi que le témoignage d'un soutien envers les victimes de violences sexuelles.


Brigitte Macron a exprimé ses regrets d’avoir “blessé des femmes victimes”. Elle a refusé de s’excuser, assumant ses propos. "De toute façon je pense qu'on a le droit de parler et le droit de penser.” a-t-elle déclaré lors d’une interview avec le média Brut ce mardi 16 décembre.

Rédigé par Noa PATREAU

le 16/12/2025

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